Hygiène au féminin
Un rien perturbe l’équilibre de notre flore intime. Stress, alimentation et hygiène ne sont que quelques-unes des causes de son débalancement. Découvrons trucs et astuces pour maximiser la santé de notre féminité.
Par Sophie R. Bragg
Rayon lingerie
Les sous-vêtements en coton ont la cote chez les médecins (aération oblige!), mais moins chez nos hommes. Heureusement, la plupart des petites culottes en fibres synthétiques possèdent une bande de coton intérieure. Les peaux les plus délicates devraient miser sur le blanc afin d’écarter les colorants irritants. Pour les autres, si les slips colorés remportent le vote, une bonne brassée est de mise avant de les porter!
Et quand on dit bonne nuit à chéri, on s’assure d’avoir les fesses à l’air. On profite du sommeil pour faire respirer nos parties intimes, surtout si l’on porte des pantalons serrés.
Savez-vous savonner?
De plus en plus de nettoyants pour femmes prennent place sur les tablettes de pharmacies. Marketing ou nécessité? Selon la Dre Janie Breton, un savon non parfumé ou pour peau sensible fait très bien l’affaire. Par exemple, le pain de savon Dove saura chouchouter toutes les parties de notre anatomie. Un soin plus spécifique pour un problème particulier peut toutefois s’avérer nécessaire.
Adeptes des débarbouillettes ou des houppettes de douche? On les utilise tout en douceur pour ne pas malmener les muqueuses. Psit! Faire sa toilette une fois par jour suffit amplement : l’abus irrite et déséquilibre la flore vaginale.
Bien au sec
Après le sport, Dre Breton conseille de passer sous la douche ou au moins, revêtir des petites culottes propres. On évite ainsi de rester dans un milieu humide, propice à la prolifération des bactéries.
Même son de cloche pour la baignade : après la trempette, on troque le maillot de bain mouillé contre des vêtements secs. Et idéalement, on se lave pour éliminer toute trace de chlore.
Belle coupe
Rien ne nous empêche d’arborer un bikini brésilien ou même, intégral. À priori, les poils pubiens n’ont aucun rôle protecteur. Seul bémol : attention au rasage! Il peut provoquer de redoutables poils incarnés et du coup, de l’infection.
À bannir:
- Douches vaginales
Les douches vaginales ne devraient en aucun cas être synonymes d’hygiène féminine. En plus d’occasionner vaginites et sécheresse, elles risquent de faire monter la flore bactérienne jusqu’au col de l’utérus.
- Parfums féminins
Qui dit déodorants intimes, dit parfum et autres irritants! Si, par exemple, l’odeur de nos pertes nous incommode, parlons-en à notre médecin. Allons à la source du problème (stress, alimentation, habitudes sexuelles et médication) au lieu de tenter de masquer l’odeur.
- Protège-dessous au quotidien
Nous désirons garder nos sous-vêtements immaculés en ayant recours, jour après jour, aux protège-slips? Mauvaise idée! Ils créent et emprisonnent l’humidité, souvent responsable des vaginites. Encore une fois, une discussion avec un spécialiste de la santé peut faire toute la différence!
Dre Janie Breton est médecin de famille à l'Unité de médecine familiale de Lévis.












