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Mlle tout le monde: Femmes et emplois non traditionnels

Par Géraldine Zaccardelli

Maîtresse d’école, secrétaire, coiffeuse… Pendant longtemps les choix de carrières des femmes ont été limités. La société évoluant, un plus grand nombre de femmes poursuivent des études universitaires et accèdent à des postes qualifiés. Or, à la lumière d’un jugement rendu par la Cour d’Appel le 28 juin dernier, dans lequel celle-ci confirme la décision du Tribunal des droits de la personne du Québec et oblige Gaz Métro à mettre en œuvre un programme d’accès à l’égalité, il appert que la discrimination à l’égard des femmes perdure, et ce, plus particulièrement dans des secteurs non traditionnels, tel que l’énergie, le transport ou la construction. Pour nous éclairer sur le sujet, entrevue avec Mme Isabelle Marchand, présidente d’Action travail des femmes (ATF), organisme œuvrant à soutenir les femmes socio-économiquement défavorisées de tous âges et origines dans leurs démarches pour accéder à des emplois décents, particulièrement dans les domaines non traditionnels.

Mlle: Vous avez affirmé que «ce jugement est une victoire pour toutes les femmes qui souhaitent occuper un emploi non traditionnel… ». Pouvez-vous nous en dire davantage?

Isabelle Marchand: Une victoire, dans le sens où des programmes d’accès à l’égalité, ont été largement mis en place (dans le domaine public) afin que les femmes accèdent aux mêmes métiers que les hommes, et cela, en même nombre et dans les mêmes proportions. Dans certains domaines, comme au sein du Service de police de la Ville de Montréal, ces programmes ont été mis en œuvre avec succès, notamment en raison du leadership et de la volonté politique d’accéder à l’égalité hommes-femmes. Or, dans des secteurs non traditionnels, comme la construction ou le transport, où on compte à peine 1 ou 2 % de femmes, il reste encore du chemin à faire. Il s’agit donc d’un petit pas dans la grande marche vers l’égalité.

Mlle: L’ATF a été fondé en 1976. Il y a eu une évolution de la place des femmes sur le marché du travail depuis. Peut-on encore parler de discrimination en 2011?

I.M.: Oui, il y a eu une évolution. Mais lorsqu’on veut changer les mentalités d’une société, cela prend plus que 30, 40 ou 50 ans, et surtout dans les domaines non traditionnels. Dans le cas présent, où sept femmes affirment avoir été victimes de discrimination systémique au moment des examens d’embauche (la plainte collective a été déposée par l’ATF en 1998 pour des faits qui remontent à 1995), la juge elle-même évoque la présence de stéréotypes qui nuisent à l’insertion des femmes. Il est évident que cela dépend du secteur dans lequel on se situe, mais pour reprendre l’exemple du domaine de la gestion, où il y a des gens de plus en plus éduqués, les traces de discrimination sont variables selon les niveaux hiérarchiques et, dans certains niveaux, elles deviennent quasi absentes. Ce qui est le plus difficile à changer, ce sont les représentations sexuées et les préjugés. En somme, nous ne sommes pas tous rendus au même endroit dans notre évolution et c’est pourquoi nous parlons de stratégies de petit pas, en terme d’avancement.

Mlle: Dans le cas présent, madame  Shirley Thomas affirme avoir été victime de discrimination, lors de ses entretiens d’embauche. Qu’en pensez-vous?

I.M. : Madame Thomas vous a raconté son vécu. Cependant, sur le plan théorique, quand on parle de discrimination en emploi, il en ressort qu’il importe de réviser l’ensemble du système emploi (procédure d’embauche, tests théoriques, pratiques, etc.), car certains de ces outils d’évaluation sont empreints de stéréotypes. La structure organisationnelle a priori, surtout dans des secteurs à fortes prédominances masculines, demeure établie sur des conceptions et des normes du travail masculines. Il faut donc vérifier si les exigences correspondent toujours à la réalité. À cela s’ajoute une volonté politique, des mesures et des lois, qui nous permettent de développer des réflexes d’égalité. Un travail de longue haleine.

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- Vendredi 12 Août 2011 -

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Vos réactions 1

  • kobilka70

    je suis diplômer depuis 2001 en Mécanique d'engins de chantiers (en fait je suis la première au quebec a avoir eue mon diplome) je suis ce qui se fait de plus brut en tant que métier non traditionnelle...moi pour ma part la discrimination, j'aurais pue la voir puisque le marché totalement fermé aux femme mais ca ne ne ma pas atteint! je suis heureuse de dire que tous ceux avec qui j'ai eue un contacte professionelle, autant à l'école que sur le marchés du travail ont tous été très gentils! oui il y as des contraintes, que même les employeurs ne peuvent contrôler... comme sur les chantiers, ou encore sur les lieux de travail. mais si vous Prenez votre place qu'elle soit annexe ou carrément dedans..vous avez une chance exceptionnelle les gars qui vont vous cotoyer, vous respecteront, car vous aurez eue l'audace de faire mieux que ce qu'ils peuvent faire...car il ne faut pas se le cacher, ils est plus dur pour une femme d'atteindre les mêmes objectif professionelle que ces gars la, En y mettant les efforts, vous serais meilleur qu'eux!!!!alors a toutes les filles qui rêve d'avoir un métier passionnant, qu'il soit non traditionnelle ou non, vous pouvez y arriver! c'est une simple question de passion, et dieu sait que c'est possible!

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