Mlle tout le monde: Stéphanie Dubois et le tennis
Avec la rentrée des classes, vient aussi le choix des activités sportives pour les enfants. Un choix parfois difficile tant les possibilités sont nombreuses. Stéphanie Dubois nous raconte son histoire d’amour avec le tennis. Un récit inspirant pour les mamans en quête d’idées et un excellent modèle pour les enfants.
C’est à l’âge de cinq ans que la future championne commence à jouer au tennis, avec son père, son frère et sa sœur, au parc à deux pas de la maison. Dès qu’elle a un temps libre, la petite Stéphanie agrippe sa raquette et envoie la balle contre le mur de l’école primaire de son quartier. C’est cette même enfant qui réclame des leçons de tennis à ses parents. C’est que la passion, elle l’a eue dès qu’elle a touché une raquette et il s’est avéré qu’elle avait un immense talent pour la chose. Le rêve devenu réalité: cet été elle participait au réputé tournoi de Wimbledon ainsi qu’à ses premiers Jeux Olympiques. Des expériences incroyables pour cette jeune athlète.
Par Géraldine Zaccardelli
Mlle: À quel âge as-tu participé à ton premier match dans le cadre d’une compétition ?
Stéphanie Dubois: Je ne sais plus exactement, mais je représentais le parc de mon quartier contre un autre parc de la ville de Laval et il s’est avéré que j’étais très bonne ! Je battais des filles âgées de deux ans de plus que moi. Grâce à mes qualifications, mon parc s’est rendu aux Jeux du Québec quand j’avais onze ans.
Mlle: Aujourd’hui, âgée de vingt-cinq ans, combien d’heures t’entraînes-tu par semaine ?
S.D.: Cela dépend si je prépare un tournoi ou non. Mais d’une façon générale, je dirais quatre à cinq heures par jour. Cela comprend l’entraînement physique et les pratiques officielles de tennis.
Mlle: Socialement, est-ce que tu t’es déjà sentie à part à cause du tennis ?
S.D.: J’ai fait de nombreux sacrifices sur le plan social pour vivre ma passion (grande discipline, nombreux voyagements et entraînements, etc.), mais ceux-ci m’ont tellement fait grandir que je n’ai pas l’impression de les avoir faits pour rien, ou d’avoir rateé quelque chose à cause d’eux. Bien sûr, je n’ai pas eu une jeunesse commune, mais les amis que j’ai sont de véritables grands camarades. Pour conclure, je dirais que le sport c’est l’école de la vie et je ne regrette rien à cet égard.
Mlle: On pourrait donc dire que c’est aussi ce que t’apporte le tennis, un profond apprentissage sur toi et sur la vie.
S.D.: Oui. Mais comme dans tous métiers, il y a des bons et des mauvais jours. Il y a énormément de choses auxquelles je dois penser. Je ne sais pas toujours où je me trouverai la semaine suivante, selon mes résultats et performances. Il faut faire preuve de beaucoup d’adaptation et pour cela, oui, il faut développer une certaine maturité et demeurer flexible. Disons que je suis comme une petite entreprise à moi seule: je gère mon entraîneur, mes déplacements, mes hôtels, mes équipements, etc. Je suis une joueuse de tennis professionnelle et une directrice de pme en même temps !
Mlle: Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite réaliser sa passion?
S.D.: De croire en lui et d’aller au bout de ses rêves, car avec du travail et une grande détermination, rien n’est impossible. Et surtout, de ne pas oublier d’avoir du plaisir.
Mlle: Sens-tu que tu réalises quelque chose d’extraordinaire?
S.D.: Comme j’ai les deux pieds dedans, je ne m’en rends pas compte. Je crois qu’il faut prendre un certain recul pour réaliser ce genre de chose. Bien sûr, je trouve cela extraordinaire de vivre ma passion, mais je fais tout ce qui est en mon possible pour réussir. Cela ne tombe pas du ciel. Et en ce sens, je suis très fière de moi.
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